
Voici les paroles de la chanson : Pretty Pimpin , artiste : Kurt Vile Avec traduction
Texte original avec traduction
Kurt Vile
I woke up this morning
Didn’t recognize the man in the mirror
Then I laughed and I said, «Oh silly me, that’s just me»
Then I proceeded to brush some stranger’s teeth
But they were my teeth, and I was weightless
Just quivering like some leaf come in the window of a restroom
I couldn’t tell you what the hell it was supposed to mean
But it was a Monday, no a Tuesday, no Wednesday, Thursday, Friday
Then Saturday came around and I said «Who's this stupid clown blocking the
bathroom sink?»
All he ever wanted was to be someone in life that was just like
All I want is to just have fun
Live my life like a son of a gun
I could be one thousand miles away but still mean what I say
Then I woke up one morning
Didn’t recognize the man in the mirror
Then I laughed and I said, «Oh silly me, that’s just me»
Then I proceeded to not comb some stranger’s hair
Never was my style
But I couldn’t tell you what the hell it was supposed to mean
Because it was a Monday, no a Tuesday, no Wednesday, Thursday, Friday
Then Saturday came around and I said «Who's this stupid clown blocking the
bathroom sink?»
But he was sporting all my clothes
I gotta say I’m pretty pimpin
All he ever wanted was to be a man
But he was always a little too cute to be admitted under marbles lost
He was always a thousand miles away while still standing in front of your face
Then he woke up this morning
Didn’t recognize the boy in the mirror
Then laughed and said, «Oh silly me, that’s just me»
Then I proceeded to brush some stranger’s teeth
But they were my teeth, and I was weightless
Just quivering like some leaf come in the window of a restroom
And I couldn’t tell you what the hell it was supposed to mean
Cause it was a Monday, no a Tuesday, no Wednesday, Thursday, Friday
Then Saturday came around and I said, «Who's this stupid clown blocking the
bathroom sink?»
But he was sporting all my clothes
I gotta say pretty pimpin
I woke up this morning, didn’t recognize the boy in the mirror
Je me suis éveillé ce matin, couronne de brume sur la tête,
Sans reconnaître l’homme dont l’ombre vacillait dans la glace.
J’ai ri, j’ai murmuré : « Que je suis fou, mais ce n’est que moi, poète sans masque. »
Puis, d’un geste machinal, j’ai brossé les dents d’un inconnu,
Mais ces dents étaient miennes, et soudain je flottais, sans pesanteur,
Frémissant, telle une feuille qu’un courant d’air des latrines a portée jusqu’ici,
Je ne saurais dire—quelle diable de parabole pouvait donc s’y cacher.
Mais c’était un lundi, ou peut-être mardi, non, mercredi, jeudi, vendredi en enfilade,
Et samedi, en funambule, j’ai lancé : « Quel est ce pitre grotesque qui s’érige devant,
Le lavabo barricadé d’un royaume sans éclat ? »
Tout ce qu’il désirait, c’était être quelqu’un, l’écho d’une vie qui lui ressemble,
Tout ce que je veux, c’est laisser la joie crépiter dans mes veines,
Vivre, fils d’orage, ma vie comme une balle sifflant dans l’azur,
Je pourrais m’éloigner de mille lieues et garder la vérité de mes paroles.
Puis, un matin, je me suis éveillé—au seuil d’un autre rêve,
Sans reconnaître l’homme dont le reflet me guettait, spectre familier.
J’ai ri, j’ai soufflé : « Que je suis sot ! N’est-ce pas là le seul autoportrait ? »
Et j’ai renoncé à coiffer la chevelure égarée d’un inconnu,
Jamais je n’ai eu ce goût d’emprunter des styles volés.
Mais je serais bien en peine de vous dire quel sens se tapissait dans cette énigme.
Car c’était un lundi, puis mardi, puis mercredi, jeudi, vendredi en cortège,
Et voici samedi, j’ai tonné : « Qui donc est ce baladin abruti planté devant,
Le lavabo assiégé de nos matins funambules ? »
Mais il était drapé dans tous mes atours, spectre travesti,
Je dois l’avouer : ce panache a de l’éclat, un feu de vanité,
Tout ce qu’il a jamais voulu, c’est être un homme,
Mais il resta trop charmant, papillon perdu sous la bille des songes égarés,
Toujours à mille milles, tout en me fixant à bout portant,
Alors il s’est éveillé, ce matin-là, héros en fuite du miroir,
Sans reconnaître le garçon dont le visage s’effrangeait dans la vitre.
Il a ri puis dit : « Que je suis sot ! Ce n’est que moi que je découvre. »
Et j’ai brossé les dents d’un inconnu,
Mais c’étaient les miennes—et je flottais, plume d’air dans la paume du jour,
Tremblant, feuille secouée par la brise des cabinets sourds,
Et je ne pourrais dire quelle parabole hurlait ce théâtre d’ombres.
Car c’était un lundi, ou un mardi, puis mercredi, jeudi, vendredi en file indienne,
Et samedi s’approcha, j’ai dit : « Mais qui donc est ce clown absurde,
Qui s’interpose devant le lavabo, sentinelle d’un matin embué ? »
Pourtant il arborait mes habits, mon armure de parade,
Je dois confesser—ce panache est fastueux,
Je me suis éveillé ce matin, sans reconnaître le garçon dans la mare de verre.
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